INFORMATIONS GENERALES

SOMMAIRE DU CHAPITRE

ORIGINES ET ETYMOLOGIES DES NOMS DE FAMILLES

PRINCIPAUX SIGLES UTILISES EN GENEALOGIE

LA NUMEROTATION SOSA - STRADONITZ

L'ORDONNANCE DE VILLERS - COTTERET

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ORIGINES ET ETYMOLOGIES DES NOMS DE FAMILLES :

Ils se sont formés à partir du XIIème siècle, selon les régions, et ne sont que des surnoms devenus héréditaires. Souvent déformés au cours des temps, ils sont fréquemment teintés par les dialectes et parlers locaux. Pour en comprendre le sens, il est donc utile de connaître leurs formes anciennes (XVème - XVIème) ainsi que la région où ils sont nés. De ce fait, dites vous bien, que jusqu’à l’apparition des livrets de famille (1877), l’orthographe des noms propres n’a jamais existé. (Exemple : MAURY, MAURI ou MORI).

- Dictionnaire des noms de famille et prénoms de France, par A. DAUZAT, Ed. Larousse.

- Les noms de famille et leurs secrets, par Jean Louis BEAUCARNOT, Ed. Robert Laffont.
 

PRINCIPAUX SIGLES UTILISES EN GENEALOGIE :

Naissance = o

Mariage = x

Contrat de mariage = Cm

Divorce = )(

Décès = +

Cité en 1820 = !1820

Avant 1820 = /1820

Après 1820 = 1820/

Environ, vers = Ca

LA NUMEROTATION SOSA - STRADONITZ

Le repérage des ancêtres est facilité par une numérotation, inventée en 1676 par Jérôme de Sosa et reprise en 1898 par Stephan Kekule von Stradonitz. Cette méthode, dite Stradonitz ou Sosa-Stradonitz, consiste à donner un numéro à chaque individu (source : encyclopédie Universalis). 

L’emploi de ce système, très répandu, vous permettra :

- de repérer facilement et rapidement vos ancêtres,

- de vous faire comprendre immédiatement par les autres chercheurs.

Cette méthode consiste à attribuer un numéro à chaque individu rencontré :

Vous vous attribuez le 1,

Le numéro 2 sera votre père,

Le numéro 3 sera votre mère,

Le numéro 4 sera votre grand père paternel,

Le numéro 5 sera votre grand mère paternelle,

Le numéro 6 sera votre grand père maternel,

Le numéro 7 sera votre grand mère maternelle,

Le numéro 8 sera votre arrière grand père paternel ... etc.

L’avantage de ce système repose sur les caractéristiques suivantes :

- A part le 1, qui peut être un homme ou une femme, les hommes sont repérés par un numéro pair, les femmes par un numéro impair.

- Pour un individu quelconque N, son père aura le numéro 2N, et sa mère : 2N + 1, et ainsi de suite : le grand père paternel 4N, la grand mère 4N + 1 ... ; l’épouse de N aura le numéro N + 1.

- Ainsi, le numéro 23 est une femme (impair), mariée à 22. Elle est la mère d’une fille : 11 (22/2), qui a épousé le 10. Ces deux personnes 10-11 sont les parents d’une fille numéro 5, épouse de 4, et mère de 2, qui se trouve être votre père.

- Sur la lignée père-fils, le numéro de l’ancêtre placé en tête de chaque génération, est égal à une puissance de 2, et indique le nombre de quartiers de cette génération : 2, 4, 8, 16, 32, 64, 128, 256, 512, 1024 ... etc.

4° gén. 8 9 10 11 12 13 14 15

3° gén. 4 5 6 7

2° gén. 2 3

1° gén. 1

L'ORDONNANCE DE VILLERS-COTTERET (AOUT 1539)

A Villers-Cotterêts, le 07 Août 1539, François Ier promulgue l'Ordonnnance dite de Villers-Cotterêts.

Villers-Cotterêts

Presque entièrement entourée par la forêt de Retz, Villers-Cotterêts est une petite ville du Valois née de la passion de la chasse. Les premiers Capétiens, grands veneurs, y firent en effet de fréquents séjours. Mais, pour les historiens, cette ville est née en 1539 lorsque François Ier promulgua l'un des textes majeurs de l'ancienne législation française : "l'Ordonnnance de Villers-Cotterêts". Préparée par le chancelier Guillaume Poyet (1473 - 1548), ce texte, appelé aussi "Ordonnnance Guillelmine", impose l'usage du français dans les documents administratifs (jugements des tribunaux, actes notariés) en remplacement du latin.

Les réformes

Le roi a promulgué un important édit, intitulé "Ordonnnance générale sur le fait de la justice, police et finances" et comportant 192 articles, dont certains vont apporter des modifications profondes dans la vie de ses sujets.

Tenue des registres de baptêmes

Dorénavant, les desservants des paroisses devront tenir registre de jour et de l'heure de naissance de chaque Français afin que "par l'extrait dudit registre se puisse prouver le temps de majorité ou de minorité". Les décès devront être également déclarés dans les plus brefs délais afin d'être inscrits sur ces registres. Ainsi, les dates capitales de notre existence seront désormais exactement consignées.

Interdiction des coalitions

Suite à la révolte des ouvriers typographes de Lyon, en mai dernier, cet édit entend réduire les prérogatives des villes en prohibant toute coalition "du fait des métiers", c'est à dire aussi bien ouvrières que patronales.

Le français remplace le latin

Le latin n'étant pas compris par le plus grand nombre, il ne sera plus utilisé désormais dans la rédaction des actes de procédure et les jugements. Ceux-ci doivent être écrits "en langage maternel françois" afin, précise cette Ordonnnance, "qu'ils soient en un langage clair et qu'il n'y ait ni puisse avoir aucune ambiguïté ou incertitude". Il s'agit là d'une véritable révolution dans le monde judiciaire, qui va simplifier considérablement la vie des Français.

Synthèse

Par l'importance et la richesse de son contenu, l'Ordonnance royale du 10 Août marque un tournant dans l'histoire de France et fonde l'Etat moderne. Elle constitue en effet un ensemble de dispositions destinées à réorganiser la justice : les procédures sont simplifiées et unifiées. L'Ordonnance limite le rôle des justices ecclésiastiques au profit de la justice royale. Elle fait obligation aux curés de chaque paroisse de tenir un registre des baptêmes et sépultures. Pour assurer l'ordre social, elle interdit toute coalition "du fait de métier" afin d'empêcher que se reproduise un trouble comparable au "Grand Tric" (grande grève) des ouvriers imprimeurs lyonnais, cette année là. Surtout, l'Ordonnance précise que tous les actes judiciaires et les actes notariés seront "prononcés, enregistrés et délivrés aux parties en langage françois et non autrement". En faisant de la langue française la langue officielle du royaume, l'Ordonnance contribue à bâtir la Nation française. En éliminant des textes officiels le latin, elle rend la justice accessible au peuple. En répandant le "françois" (langue d'oil) dans tout le royaume, elle renforce son homogénéité au détriment des langues et dialectes des provinces.
 

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Version 1.0 / Dernière mise à jour le 17/08/98